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Dans une relation, vouloir plaire à tout prix : exprimer ses envies et ses limites

Quand vous cherchez à plaire à tout prix, vous mettez sans cesse vos propres envies de côté pour satisfaire les autres. Cela va plus loin que le fait de réfléchir de temps en temps à deux ou de faire plaisir à quelqu’un. L’explication de Cleveland Clinic fait la même distinction. Voici des exemples pour exprimer plus clairement vos préférences. Il ne s’agit ni d’un test ni d’un diagnostic.

Ce que peut signifier le fait de vouloir plaire à tout prix

Il vous arrive parfois d’avoir envie d’accepter une proposition de l’autre. À d’autres moments, vous dites oui alors que vous préféreriez choisir autre chose, ou vous gardez votre préférence pour vous afin d’éviter une conversation gênante. Un seul choix ne révèle pas forcément une habitude. Il peut être utile d’observer ce qui se répète et de vous demander si vous avez la possibilité d’exprimer un autre choix.

Vous n’avez pas à refuser chaque proposition pour prendre vos propres envies au sérieux. Vous pouvez faire un compromis en connaissance de cause et constater que vous auriez aussi préféré autre chose. Une question utile à vous poser est : Quel serait mon choix si ma préférence comptait aussi ? Vous n’avez pas toujours à faire ce choix, mais vous avez le droit de le remarquer.

Prenez le temps d’observer votre réaction

Ces questions peuvent vous aider à mieux comprendre une situation. Elles ne constituent pas un test et ne permettent pas, à elles seules, de tirer une conclusion.

  • Je dis oui tout de suite, alors que je ne sais pas encore si j’en ai envie ?
  • Je dis que cela m’est égal, alors que j’ai en réalité une préférence ?
  • Je change mes plans surtout parce que j’ai peur de décevoir ou de vivre un moment gênant ?
  • Je me rends compte seulement après coup de ce que j’aurais préféré dire ou faire ?

Si vous vous reconnaissez dans ces situations, commencez par nommer votre préférence, sans rien faire de plus. Vous pouvez choisir de la partager, d’y revenir plus tard ou de ne rien en faire. Le simple fait de la remarquer vous permet déjà de ne pas vous oublier automatiquement.

Exprimez concrètement votre préférence

Vous pouvez commencer modestement : dites ce que vous voulez, faites éventuellement une proposition et laissez l’autre y répondre. Une phrase courte suffit. Choisissez des mots qui vous semblent naturels. Vous n’avez pas besoin de préparer un long discours.

  • Vous hésitez : « Je vais y réfléchir et je te le dirai tout à l’heure. »
  • Vous voulez proposer un autre moment : « Ce soir, ça ne m’arrange pas. On peut voir pour samedi ? »
  • Vous préférez un lieu où sortir : « Je préférerais qu’on se retrouve quelque part à l’extérieur. Ça te dit qu’on aille boire un verre ? »
  • Vous voulez choisir ensemble : « Je préférerais qu’on choisisse quelque chose qui nous plaît à tous les deux. Tu as envie de quoi ? »
  • Le projet dépasse votre budget : « Ça ne rentre pas dans mon budget. J’aimerais quand même qu’on cuisine ensemble ou qu’on aille se promener. »

Proposer une autre possibilité peut être agréable, mais ce n’est pas obligatoire. Vous n’avez pas non plus à donner une raison que l’autre jugerait assez convaincante. Vous pouvez simplement exprimer clairement une limite.

Exemple : préférer ne pas se retrouver chez quelqu’un

Sam propose de cuisiner à la maison. Noor se rend compte qu’elle préférerait commencer par se retrouver dans un lieu public. Elle pourrait dire oui pour éviter une réaction difficile, mais choisit d’exprimer sa préférence : « Merci, mais je préférerais qu’on se retrouve d’abord quelque part à l’extérieur. On pourrait aller boire un verre ? »

Ensuite, Noor n’a pas besoin de revenir immédiatement sur sa préférence pour combler un silence. Sam peut répondre et ils peuvent chercher ensemble un projet qui leur convienne à tous les deux. Si ce n’est pas possible, ils n’ont pas à se voir. Le but n’est pas d’amener l’autre à répondre d’une certaine façon, mais d’exprimer clairement ce qui convient à Noor.

Si l’autre est déçu ou continue d’insister

Une différence de préférence peut être gênante. Vous pouvez laisser l’autre réagir un instant sans atténuer aussitôt votre réponse. Vous pouvez par exemple dire : « Je comprends que tu avais imaginé autre chose. Pour le moment, c’est ce qui me convient. »

Si la personne continue d’insister, vous pouvez répéter votre réponse : « Non, je n’en ai pas envie. » Vous n’avez pas à fournir de nouvelles explications à chaque fois. Si la conversation ne vous semble désagréable ou dangereuse, vous pouvez y mettre fin ou partir. Une demande ne vous oblige ni à voir l’autre ni à avoir une relation intime.

Un moment gênant ne dit pas tout d’une relation. Observez ce qui se passe dans la conversation et ce que vous en pensez. Si vous avez souvent l’impression que votre préférence ne compte pas, vous pouvez parler de cette habitude à un moment plus calme ou réfléchir à ce que vous souhaitez faire de cette relation.

Revenir sur un oui donné trop vite

Vous pouvez vous rendre compte que vous avez accepté un projet pendant une conversation alors que vous n’en aviez pas vraiment envie. Revenez clairement sur votre réponse : « Je viens de dire que j’étais disponible toute la fin de semaine, mais finalement, ça ne me convient pas. J’aimerais te voir samedi après le déjeuner. »

Si l’autre personne avait compté sur votre accord, reconnaissez cette conséquence sans promettre à nouveau plus que vous ne le souhaitez. « Pardon de ne le dire que maintenant. J’aurais dû regarder mon agenda d’abord » ne signifie pas que vous devez vous forcer à passer toute la fin de semaine avec cette personne.

Vous n’avez pas besoin de donner votre nouvelle réponse sur un ton froid ou sévère. Votre réponse peut être aimable et claire à la fois. Choisissez une phrase que vous diriez vraiment, plutôt que de faire de grandes déclarations sur la façon dont vous allez tout changer à partir de maintenant.